vendredi 6 juin 2014

Sombres perspectives pour les Canadiens français de la province de Québec


Le budget Couillard vient d'être rendu public. Je note que

Le mur à mur reste la méthode d'action
  1. Par le gel d'embauche dans la fonction publique. On promet de dégraisser l'administration et de maintenir les services aux usagers. Concrètement, des médecins qui n'ont plus les nerfs pour faire de la médecine et qui se sont trouvé des postes administratifs devront retourner faire de la médecine. Des policiers usés promus à des postes administratifs devront retourner faire de la patrouille. Des fonctionnaires à problème promus à des postes administratifs où ils ne peuvent plus nuire reviendront sur le plancher des vaches pour embêter les contribuables. Et cetera.
  2. Par la réduction de tous les crédits d'impôt de 20 %. Que vous soyez une entreprise innovatrice porteuse d'avenir ou un vieux canard boiteux sous capitalisé dans un secteur en déclin, c'est 20 %.
  3. Les organismes publics et para-publics porteront 90 % du fardeau de la réduction des dépenses.
La pensée magique libérale est de retour
  1. Le seul retour au pouvoir des libéraux devrait galvaniser le milieu des affaires qui va sans doute réinvestir et créer des emplois.
  2. Ainsi, un investissement de 63 millions de dollars dans le Plan Nord et la création de la Société Plan Nord devraient entraîner des investissements de plusieurs milliards de dollars et des milliers d'emplois.
  3. La relance des petites centrales hydroélectriques devrait titiller les amis libéraux qui voudraient se brancher sur le gros câble de l'Hydro-Québec pour s'assurer des revenus garantis.
Malgré quelques peccadilles (après tout, on a tous payé quelqu'un au noir...), le PLQ est devenu le Natural Governing Party des Canadiens français de la province de Québec. Il s'est assuré d'une base solide avec le vote ethnique qu'il peut rallier à volonté avec les seul mots «référendum» et «xénophobie». L'argent, le monde des affaires et la petite bourgeoisie qui lui est affiliée (avocats, comptables, gérants de banque) se joint au PLQ aux seuls cris de ralliement de «référendum» et «les vraies affaires». Quant au petit peuple, il a des doutes, mais si on lui explique clairement, il comprend avec le mantra: «Ce n'est pas un pays qu'on veut, c'est un club de hockey», ou avec le truisme «Y a-t-il quelqu'un dans l'assemblée ici réunie qui ne veut pas que ses enfants parlent l'anglais ?».

Non, cet amalgame de bonnes gens ne fera jamais l'indépendance de la province de Québec. Je pense depuis longtemps qu'il faut des gouvernants incompétents et obstinés pour créer des révolutions, ou la nécessité de changements majeurs (Louis XVI, Nicolas II, Batista, et cetera). La province de Québec y est presqu'arrivée avec le tandem Jean Chrétien et Stéphane Dion, à Ottawa. Cela peut se reproduire, mais j'en doute. Harper a tracé la voie: on peut faire tout ce qu'on veut au Canada, à condition de respecter les compétences des provinces.

Et dans la province de Québec, le PLQ veille au grain. Et il est loin d'être incompétent..., sur la façon de rallier les votes, j'entends.

Alors, oublions ce rêve d'indépendance pour l'instant. Cela vaut mieux pour la paix de l'esprit. Après tout, comme disait l'autre, « il faut quand même noter qu'on n'est pas dans un goulag! »

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