mercredi 5 mars 2014

billmon sur l'Ukraine


billmon refait surface. Il s'agit de cet économiste américain qui bloguait sur Whiskey Bar avec une verve absolument incroyable. Le blogue est maintenant disparu, billmon devant s'occuper de ses responsabilités familiales. La relève est venue de b., présumément un allemand, qui fouille et qui s'informe à partir d'un contexte médiatique qui n'est pas exclusivement anglo-américain. Ce dernier blogue sur Moon of Alabama dans la très récente et peu suivie tradition des blogues anonymes de haut niveau.

Je disais que billmon s'est manifesté, cette fois-ci par une série de dix tweets résumant la situation en Ukraine:
Fairly concise summary of why US/EU meddling in internal Ukrainian politics ended up being such a bad idea:  http://nyti.ms/1fS7wFD  
Former Bush deputy NSA: “There’s nothing we can do to save Ukraine at this point."  http://nyti.ms/1fS7wFD
For more than a decade, US & EU elites encouraged Ukrainians 2 think their future was with the "West," despite clear Russian signals that any attempt to bring Ukraine into NATO would be deemed an attack on Russia's core security interests. Ignoring Russia, the US/EU continued to speak (and act) as if Ukraine's eventual integration into the western alliance was inevitable. Western allies offered the dream of EU membership (& EU living standards) & a false promise of generous economic aid on condition Ukraine reject Russian assistance. When offer wasn't accepted by Yanukovych, they encouraged pro-West Ukrainians 2 rebel. US & EU manipulated Ukranian political factions 2 get government they wanted - 1 that would impose neoliberal "reforms" and austerity. But now, having raised the hopes & expectations of pro-West Ukranians & provoked an aggressive Russian reaction, they say "there's nothing we can do to save Ukraine."  http://bit.ly/1fS9Tbv  . Stupid, shameful, craven & destructive. Bastards.
Pour mémoire, b. ajoute que:
The same happened with Hungary in 1956, Prague in 1968 and with the Shia in Iraq after the first Gulf war. The U.S. incited hope that it would come to help in revolutions only to then say that there is nothing it can do. What group will be the next one to be fooled like this?
Et Zylag de conclure: maintenant que les déjections ont frappé le ventilateur, l'Europe cherche à calmer le jeu pour conserver le gaz et les pétro-dollars russes tandis que les Américains cherchent à sauver la face avec du «Poutine bashing». Comme d'habitude, la plupart des commentateurs québécois, fidèles à la ligne tracée par le Département d'État américain, y vont de leurs trémolos indignés ici, ici, et encore ici. Signe des temps, d'autres sont plus prudents et ont compris que les carottes sont cuites en Ukraine.
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Vidéo: Alabama Song, Bertolt Brecht

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