mercredi 8 janvier 2014

Le monde est fou



Rob Ford, le maire alcoolique sur le crack qui ment effrontément à sa population, attire l'attention des médias internationaux. Mais on oublie de fouiller, expliciter, analyser pourquoi 40% des Torontois voteraient encore pour lui en janvier 2014. Un commentateur s'est hasardé à dire que c'est parce que les électeurs ont confiance en lui! Ce qui étonne, ce n'est pas de voir un politicien pourri, c'est de constater que la population l'aime encore.

Au Canada, le grand patron des espions peut être ministre au gouvernement et lobbyiste pour une compagnie pétrolière en même temps. Cela rappelle le temps où Dick Cheney, vice-président de G. W. Bush, menait grand train à la CIA tout en favorisant son ancien employeur Halliburton. Harper n'y voit pas de problème, pas plus que Bush à l'époque.

En France, le président Hollande lui-même et le ministre de l'intérieur Valls montent aux créneaux pour faire interdire le spectacle Le mur de Dieudonné, présumant qu'il y tiendra des propos racistes et haineux. Tout ce branle-bas pour des paroles qui ne sont pas encore prononcées, pour des crimes qui ne sont pas encore commis, pour des troubles à l'ordre public qui ne sont pas encore survenus. Liberté, égalité, fraternité? La France a bien changé.

La député Leslie Combs au Kentucky a déchargé son arme dans le parlement, pensant qu'il n'y avait pas de balles. «I am a gun owner. It happens», dit-elle, ingénument. Et c'est une démocrate. Mais c'est bien sûr avant tout une américaine.

Le gouverneur du Maine, Paul LePage, issu du Tea Party, propose de revenir à l'époque où les enfants travaillaient. Abaisser l'âge où les enfants commencent à travailler de 16 à 12 ans améliorerait l'état de l'économie, selon lui.

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