lundi 4 janvier 2010

Comment font-ils ?

La politique, c'est comme la saucisse. Il vaut mieux ne pas voir comment cela se fait. À Copenhague, les journalistes ont vu de près comment la politique se faisait. Ils nous l'ont montré. Nous l'avons tous vu.

C'est à la suite de la conférence de Copenhague sur les changements climatiques que j'ai réalisé qu'il était trop tard pour la planète. Les éditorialistes pondérés et rémunérés des «main stream media» (MSM) ont sagement opiné qu'on ne pouvait pas reprocher à M. Harper de défendre les intérêts du Canada, ainsi que l'ont fait d'ailleurs tous les autres chefs d'état pour leur propre pays. Comme M. Harper pense sûrement que le meilleur intérêt du Canada, c'est d'être dirigé par le Parti conservateur, il s'ensuit que M. Harper s'est comporté à la conférence de Copenhague de façon à être réélu.

CQFD: tous les chefs d'état présents à la conférence de Copenhague ont évalué les enjeux des changements climatiques à la lumière de leurs intérêts particuliers à court terme. C'est le scénario d'une catastrophe garantie à l'échelle planétaire. Les humains ne pourront pas résoudre ce problème structurel d'une façon logique et rationnelle. Ils le résoudront par des migrations massives, des camps colossaux de réfugiés climatiques, des guerres régionales féroces, etc.

C'est ma conviction. Bon. Ceci dit, vais-je passer le reste de ma vie à tenir une pancarte au coin de Renaissance et Curé-Labelle pour annoncer que «la fin est proche» ? Non, bien sûr. Je vais parler d'autre chose. La formule du blogue me permet de parler de tout et de rien du moment que je n'enfreins pas le code pénal ni les règles grammaticales.

Parler d'autre chose. Mais qu'en est-il de François Cardinal, de Louis-Gilles Francoeur et d'Hubert Reeves ? Sur quels espoirs voit-ils s'appuyer pour continuer à parler d'environnement. Sauver le monde par de nouvelles structures comme une hypothétique OME (Organisation mondiale de l'environnement) ? Changer le monde en enlevant le papier sur la boîte de soupe aux pois avant de la recycler ou, encore plus comique, «changer le monde... une banane à la fois» ?

Voilà ma question: comment font-ils ? Comment font-ils pour masquer leur désespoir et poursuivre leur quête insensée ? Mais là, je sens que je m'égare.

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