mardi 24 mars 2009

Ramenez Carbo


On ne peut pas vouloir l'épanouissement de la «nation canadienne-française vivant au Québec» sans faire en sorte de la rendre heureuse à son lever le matin quand elle écoute les nouvelles du sport. Il faut que le Club de Hockey Canadien gagne.

On se doute bien que la haute direction du club a demandé au directeur général Gainey de retrouver de toute urgence le chemin de la victoire. Gainey a pensé que le congédiement du coach était la façon d'y arriver et il a décidé de congédier son ami Carbo.

On pensait à l'époque que le geste fut posé pour sauver l'année du centenaire du club, ou pour apporter les dollars supplémentaires liés à une participation aux séries de fin de saison. Un nouvelle variable entre en jeu: le club est à vendre. Participer aux séries va-t-il augmenter la valeur du club ? On en doute, vu que le Centre Bell fait toujours salle comble quand le Canadien joue. Enfin, cela ne nuit pas de vendre un club gagnant.

Mais même Carbo parti, le club ne gagne pas.

Et là, Stéphane Laporte, concepteur de son métier, lance une idée de génie: ramener Carbo derrière le banc. La «nation canadienne-française vivant dans la province de Québec et courtisée par Michael Ignatieff» en serait vraiment heureuse, et c'est en plus faisable. Gainey retrouverait un ami et il pourrait envoyer promener l'oncle George qui sera de toutes façons parti l'an prochain. Nous observerions avec délectation les gros millionnaires paresseux qui ont eu la tête du coach devoir se remettre à suer, au moins durant les exercices du club.

Le coach Carbo revient, et onze millionnaires sans âme et sans contrat seront foutus à la porte cet été ! Qu'est-ce que ça peut bien faire, le Centre Bell fera salle comble de toutes façons.

Ça, j'aimerais ça ! Ramenez Carbo ! Allez Gainey !
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photo: Kirk and Guy, par Big Sweet Guy.

vendredi 20 mars 2009

Il se passe des choooooses...


À notre échelle locale, québécoise, le gouvernement Charest déconne et déçoit, Vanessa et Rich sont exclus du paradis de Star Académie, nos brutaux policiers tapent sur des masochistes venus se faire brutaliser dans une manif en faveur de la brutalité policière et la neige fond à toute vitesse sur les parterres des maisons bourgeoises de Laval. C'est la vie qui bat, quoi.

Pendant ce temps, le gouvernement américain émet 300 milliards de dette à long terme pour financer son plan de relance. Mais les citoyens américains ne veulent pas d'augmentation de taxes et les Chinois ont déjà annoncé qu'ils en avaient marre d'acheter des bons du trésor américains. Avant-hier donc, la Fed, la banque centale américaine, annonçait qu'elle allait imprimer des billets pour acheter l'émission de 300 milliards de dollars. L'euphémisme convenu pour cette opération qui affaiblit encore davantage le dollar américain, c'est «monétiser la dette».

L'État chinois, principal détenteur de bons du trésor américains, procède à une liquidation accélérée de ses dollars en se lançant dans des opérations d'achat des richesses minières et pétrolières pendant que leurs vieux dollars valent encore quelque chose. On évalue que cette opération de liquidation sera terminée d'ici un an.

Paul Jorion, qui a des lettres et de la culture, évalue que cette journée du 18 mars 2009, où l'État américain autorisa la monétisation de sa dette, «sera retenue par l’histoire, tout comme celle du 29 mai 1453 le fut pour la chute de Constantinople ou celle du 9 novembre 1989 pour la chute du mur de Berlin, comme celle qui signa la fin du capitalisme». Je vous signale en passant que Jorion avait aussi prévu la crise des «subprimes».

La chute du capitalisme... Cela fait drôle de dire qu'Obama, Geithner et Bernanke, aidés par Bush et Paulson, ont réussi ce que tant de «marxistes-léninistes» dédiés au point de donner 5% de leurs maigres payes au «Parti» n'ont jamais accompli. Enfin, ce ne sera pas la première fois qu'on annonce la mort du capitalisme. Peut-être ne mourra-t-il pas, mais cela va brasser.

Moi ces temps-ci, vous le savez, je fais de la rénovation. Je pose des portes d'armoires, je tire des joints, je visse, je cloue, je sable, je peins. Je déteste faire cela. Mais j'ai appris à vivre en accomplissant des tâches manuelles. Au fond, c'est apaisant. La chute du capitalisme et de mon fonds de pension me semblent alors moins catastrophiques.
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photo: Economic Apocalyspe, par azrainman.

lundi 16 mars 2009

Hahaha

Billy Bob Neck chante: «There's No Such Thing as a Good Canadian». Et il est sérieux. Il faut voir son site internet.

Par contre, le comédien Paul Day qui a inventé le personnage de Billy Bob pour caricaturer les «red necks» n'est pas sérieux.

Personnellement, je trouve Billy Bob aussi comique et dépassé que cette frange en voie de disparition des nationalistes québécois qui veulent la souveraineté parce qu'ils haïssent les «Anglais».