mercredi 29 avril 2009

Pas comme en 1929

Le Cato Institute de Washington estime qu'il faut arrêter de faire peur au monde et que la crise de 2008 n'aura pas l'ampleur de celle de 1929:
D’autres experts, comme l’économiste Steve Hanke du Cato Institute de Washington estime qu’il est exagéré de comparer les deux périodes. « Nous vivons présentement un ralentissement énorme qui va probablement durer jusqu’à la fin de 2009, voire le début de 2010 ».

Hanke rappelle qu’à l’époque de la Grande Dépression, le chômage est passé de 3,1% à 24,7% en quatre ans et les perspectives économiques étaient si mauvaises qu’il y avait plus de personnes qui quittaient les États-Unis que ceux qui s’y installaient. « Je crois qu’il faut arrêter de faire peur au monde et vérifier les faits avant de parler de l’arrivée d’une nouvelle Dépression », dit-il.

Je suis bien d'accord. Voyez ceci:



...et cela:



Les «hoovervilles» sont devenues des «tent cities». À mon avis, il aurait été préférable que la version moderne des «hoovervilles» soit appelée «bushvilles», mais enfin... Les dépossédés de 2008 ont maintenant des tentes en Mylar, des matelas gonflables et des chaises en plastique. Il y a progrès.

Merci à billmon pour l'idée, que j'ai outrageusement copiée.


4 commentaires:

Tinky a dit…

Cher Zylag,

Feue ma mère avait coutume de dire que depuis la dépression de 29, le monde ne s'était jamais remis de la crise économique, et les trente glorieuses, en fait, n'avaient été que le miroir aux alouettes, car le capitalisme connaît, depuis 80 ans une crise jamais résolue, qui s'amplifie d'année en année, la preuve... Qu'est-ce qui va le remplacer ? Comment concilier développement durable, avancement social, progrès médicaux et technologiques et niveau de vie plus élevé avec une économie en crise ? Sur quel système redémarrer pour éviter un maraxme encore plus monstrueux que celui que nous rencontrons actuellement ? Et voilà qu'en prime, une pandémie menace... au début du XX° siècle, peu avant le grand marasme économique, on avait eu la grippe espagnole, et maintenant, on a la grippe mexicaine, comme si des forces occultes, pour éviter le pire, faisaient une sorte de grand nettoyage pour éviter le pire.. A méditer !
A bientôt, Zylag, prenez bien soin de vous !
Tinky, perplexe et pensive devant cette situation apocalyptique...

Misaine a dit…

Oui, c'est mieux de rester optimiste, en effet. Mais tous ces spécialistes qui annonçaient ce qui est arrivé, prédisent maintenant que cela va empirer (avec les cartes de crédit par exemple). Alors pourquoi se tromperaient-ils maintenant?

On va bien finir par en sortir un jour. Tout se que l'on souhaite, c'est d'en sortir meilleurs, se dont je doute par contre.

Zylag a dit…

@ Tinky: Vous connaissez mon vieux cynisme que charitablement j'appelle réalisme, dans mes bons moments.

Les pandémies n'ont jamais nuit aux humains, en tant qu'espèce vivante. Au contraire, nous proliférons de façon excessive, comme un cancer sur la surface du globe. Seuls les Chinois, avec leur politique d'un enfant par famille, ont vraiment compris l'ampleur du problème. Alors si une pandémie vraiment mortelle vient ramener la population du globe à un niveau tolérable pour la biosphère, je n'en serai pas fâché outre mesure. Et bien sûr, comme tout le monde, je pleurerai les miens. Et si c'est moi qui pars, je ne veux pas qu'on me pleure. Voilà. J'aurai simplement fait ma part.

Quant au système capitaliste, je crois, depuis qu'Ève offrit une pomme à Adam en faisant valoir ses charmes, ou mieux, depuis que les femelles cro-magnons acquirent leur indépendance économique en offrant des petits fruits pendant que leurs compagnons revenaient bredouilles de la chasse au mammouth, eh bien, je crois que le système capitaliste fait partie de chacun de nous, entre autres et surtout notammment quand le voisin installe sa clôture sur notre terrain. Donc par conséquent, il s'ensuit que notre seule porte de sortie, c'est de réguler le capitalisme autant qu'on le peut mais en évitant qu'il ne meure, comme les animaux sauvages qu'on maintient en captivité dans nos zoos.

Bref, rien ne peut remplacer le capitalisme et la démocratie. Surtout pas la dictature des écolos, des Jesus freaks, des fous d'Allah, des sionistes, des néo-cons, et de tous les fêlés qui prétendent vouloir notre bien en se mêlant de nos affaires.

Et même si je ne fume plus, j'inclus dans cette bande de fêlés les militants anti-tabac qui font disparaître des étalages les paquets de cigarettes des dépanneurs, qui corrigent les affiches de Tati en cachant sa célèbre pipe et les affiches du film sur la vie de Coco Chanel qui aimait se faire photographier en fumant, pour démontrer sa liberté reconquise.

Je m'excuse de cette diatribe, chère Tinky. J'espère qu'elle n'a pas trop heurté votre sensibilité. Et si c'est le cas, je n'y peux rien. Je pense comme ça.

Louis Préfontaine a dit…

La crise me fait de plus en plus penser à celle qui a frappé le Japon depuis le début des années 1990. Elle est longue, mais elle n'est pas brutale. Dans tous les cas, ce sera la crise où la Chine passera devant les États-Unis comme première puissance mondiale.