
Eric Holder est le candidat d'Obama au poste de ministre de la justice (Attorney General). Le titulaire de ce poste doit être approuvé par le Sénat et Holder comparaît présentement devant la Commission judiciaire présidée par Patrick Leahy.
Très tôt dans les audiences, on lui a demandé si la simulation de noyade (waterboarding) est de la torture:
Puis on lui demande si le président des États-Unis, en sa qualité de commandant en chef, peut passer outre aux lois qui interdisent le recours à la torture:
La troisième question n'a pas encore été posée, mais elle devrait l'être sous peu: «Si Eric Holder pense que la simulation de noyade est de la torture et si l'administration Bush admet avoir utilisé cette pratique, croit-il qu'il doit comme ministre de la justice enquêter et éventuellement poursuivre des membres de l'administration Bush pour avoir posé des gestes illégaux ?»
Bien sûr, comme les débateurs de 110% le disent souvent, poser la question c'est y répondre. Mais en matières juridiques, rien n'est jamais certain. La juge Sophie Bourque vient de nous le rappeler. Eric Holder peut se mettre à patiner sur cette question de façon à éviter un vote négatif des sénateurs républicains.
Mais comme les Démocrates sont très majoritaires au Sénat, Holder peut menacer de poursuivre des responsables dans l'administration Bush. Cependant, il peut par la suite ne rien faire de très concret une fois en poste. Comme on sait, la Justice porte une balance dans la main gauche, un glaive dans la main droite et...un bandeau sur les yeux. Et si en plus la Liberté la fait taire par un baiser passionné, alors on ne peut plus jurer de rien.
Ouais, ça va barder!... peut-être.
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photo: Eric Holder, par Expose Obama.
Très tôt dans les audiences, on lui a demandé si la simulation de noyade (waterboarding) est de la torture:
If you look at the history of the use of that technique used by the Khmer Rouge, used in the inquisition, used by the Japanese and prosecuted by us as war crimes, we prosecuted our own soldiers in Vietnam, I agree with you, Mr. Chairman, waterboarding is torture.Et vlan!
Puis on lui demande si le président des États-Unis, en sa qualité de commandant en chef, peut passer outre aux lois qui interdisent le recours à la torture:
No one is above the law [...] The president has a constitutional obligation to faithfully executive the laws of the United States. There are obligations that we have as a result of treaties we have signed and obligations to the Constitution.Et revlan!
La troisième question n'a pas encore été posée, mais elle devrait l'être sous peu: «Si Eric Holder pense que la simulation de noyade est de la torture et si l'administration Bush admet avoir utilisé cette pratique, croit-il qu'il doit comme ministre de la justice enquêter et éventuellement poursuivre des membres de l'administration Bush pour avoir posé des gestes illégaux ?»
Bien sûr, comme les débateurs de 110% le disent souvent, poser la question c'est y répondre. Mais en matières juridiques, rien n'est jamais certain. La juge Sophie Bourque vient de nous le rappeler. Eric Holder peut se mettre à patiner sur cette question de façon à éviter un vote négatif des sénateurs républicains.
Mais comme les Démocrates sont très majoritaires au Sénat, Holder peut menacer de poursuivre des responsables dans l'administration Bush. Cependant, il peut par la suite ne rien faire de très concret une fois en poste. Comme on sait, la Justice porte une balance dans la main gauche, un glaive dans la main droite et...un bandeau sur les yeux. Et si en plus la Liberté la fait taire par un baiser passionné, alors on ne peut plus jurer de rien.
Ouais, ça va barder!... peut-être.
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photo: Eric Holder, par Expose Obama.








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