
Je parlais ici «des populations palestiniennes et israéliennes qui sont prises dans les deux mâchoires de ce piège infernal constitué par les élites politiques palestiniennes et israéliennes.» Développons.
Les élections législatives israéliennes anticipées se tiendront le 10 février prochain. Elles sont anticipées parce que Ehud Olmert a démissionné de Kadima, le parti qui mène la coalition au pouvoir, et que son successeur, Tzipi Livni, n'a pu constituer une nouvelle coalition. Les deux autres principaux partis en lice sont le Likoud avec Benjamin Netanyahu et le Parti travailliste avec Ehud Barak. Il y a 120 sièges à la Knesset. Il faut recueillir 61 sièges pour former le gouvernement. Les premiers sondages donnaient environ 30 sièges au Likoud, 30 à Kadima et 10 au Parti travailliste. Les 50 autres sièges, cadeau d'un système électoral proportionnel, appartiennent à une flopée de partis religieux, ultra-orthodoxes, etc., qui font valser les principaux partis au gré de leurs lubies.
Les élections législatives israéliennes anticipées se tiendront le 10 février prochain. Elles sont anticipées parce que Ehud Olmert a démissionné de Kadima, le parti qui mène la coalition au pouvoir, et que son successeur, Tzipi Livni, n'a pu constituer une nouvelle coalition. Les deux autres principaux partis en lice sont le Likoud avec Benjamin Netanyahu et le Parti travailliste avec Ehud Barak. Il y a 120 sièges à la Knesset. Il faut recueillir 61 sièges pour former le gouvernement. Les premiers sondages donnaient environ 30 sièges au Likoud, 30 à Kadima et 10 au Parti travailliste. Les 50 autres sièges, cadeau d'un système électoral proportionnel, appartiennent à une flopée de partis religieux, ultra-orthodoxes, etc., qui font valser les principaux partis au gré de leurs lubies.
On a demandé dans un sondage, fin octobre: «Who in your opinion is more able to deal with Israel's security problems, particularly the Iranian nuclear threat?" Netanyahu got 33 percent of the vote, Barak 26 percent and Livni only 14 percent.» Depuis c'est la surenchère. Quand Livni veut envoyer les avions, Barak veut ajouter les hélicoptères et Netanyahu demande pourquoi on n'envoie pas les chars d'assaut, ce qui d'ailleurs vient d'être fait.
Je ne connais pas la loi électorale israélienne, mais au Canada, on exigerait que les dépenses militaires consacrées à l'assaut contre Gaza soient comptabilisées comme dépenses électorales. Voilà pour la première mâchoire du piège infernal qui enferme le peuple israélien dans une logique de guerre où les compromis ne sont pas possibles.
Quand à la deuxième mâchoire, celle qui enferme le peuple palestinien de Gaza dans une logique jusqu'auboutiste où il n'a d'autre choix que celui d'être une victime, elle est constituée par les élites politiques du Hamas. Un correspondant m'écrivait récemment: «Les dirigeants du Hamas ne veulent pas la paix. Ils veulent seulement créer un climat de terreur dans la région pour mieux établir leur dictature sanglante sur le peuple palestinien de Gaza.» Gwynne Dyer, le célèbre journaliste, trouvait d'autres mots pour dire la même chose: «Les chefs du Hamas sont tout aussi cyniques, puisqu'ils savent que chaque fois qu'un civil trouve la mort, et même chaque fois qu'un militant est tué par les forces israéliennes, leur organisation gagne un peu plus de soutien populaire. Ceux qui meurent sont de simples pions sur un échiquier politique.»
Les dirigeants israéliens ont un intérêt électoral à court terme à frapper sur les Palestiniens de Gaza. Les dirigeants du Hamas gagnent leur soutien populaire en offrant en victimes les Gazaouis, sans possibilité de les protéger. Les deux mâchoires du piège se referment sur les populations israéliennes et palestiniennes. Et je le dis en sachant très bien que les souffrances des Gazaouis sont sans commune mesure avec celles de Israéliens.
Les gens de la région ne pourront s'en sortir que quand ils auront trouvé en leur sein des leaders suffisamment forts pour imposer à chacune des parties les compromis nécessaires à la coexistence de groupes aux intérêts opposés. Tant qu'ils n'auront que des dirigeants qui surfent sur la peur et la haine pour se maintenir au pouvoir, le conflit est sans issue.
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photo: Bear-trap, par FreeClipArtNow.com.








2 commentaires:
il n'y a plus rien à dire quand on voit ca
juste envie de vomir
Le coeur se serre. Aucun cynisme n'est permis. Juste envie de vomir.
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