
Ce délai de 6 jours, entre le 24 et le 30 avril, c'était déjà des vacances sans le dire. Je suis venu près de faire un billet sur les chicanes de bureau: celle impliquant Fabienne Larouche et Chantal Fontaine, celle entre Guy A. (wouf-wouf) Lepage et Radio-Canada au sujet des excuses à Fabienne, celle entre Bruno Fortier et la mystérieuse inconnue envers qui il a posé un geste inconnu, le tout captant l'attention de l'Assemblée nationale et de la classe médiatique parce que M. Fortier fréquente (fréquentait ?) quelqu'un de connu. Puis j'ai laissé tomber: il y a là trop d'humeur et pas assez de substance.
J'ai aussi laissé tomber un projet de blogue sur une remarque judicieuse de la belle Arianna au sujet de la campagne politique américaine: tous les sondages indiquant que l'opinion du peuple américain va contre la guerre en Irak, pour une meilleure couverture du système de santé et pour la protection de l'environnement, il est étrange de constater que les «mainstream» médias et la classe politique américaine défendent encore les valeurs de la droite, les valeurs des 28 % de «purs et durs» qui approuvent George W. Bush. J'y serais allé d'une autre diatribe sur les perversions de la ploutocratie américaine où finalement seuls les intérêts des riches sont pris en compte par la classe dirigeante et ses porte-voix.
Mais j'en ai un peu marre de dénoncer les travers de la démocratie américaine. Dans ces temps-là, je me fais penser à un vieux qui rabâche. Eh oui, on peut être de gauche et rabâcher. Un discours peut-être vrai mais s'avérer inutile et même susciter le rejet s'il est répété ad nauseam d'une façon qui ne convienne pas à la saveur du jour. Il n'est pas vrai que les idées soient éternelles. Elles meurent aussi, comme les enfants, comme les espèces, comme les civilisations. Leur seul atout, à l'opposé des enfants, des espèces et des civilisations, c'est qu'elles peuvent ressusciter.
Il fait beau. Même s'il pleut et s'il vente, on est bien dehors. Les premières feuilles se déploient dans les arbres. Les iris cherchent à percer. Le soleil, l'occasion, l'herbe tendre guident nos pas loin des esclandres. Je me pose même la question: bloguer est-il un loisir hivernal ? Ce que je sais cependant, c'est qu'il s'agit d'un loisir infernal quand le coeur n'y est pas.




















