mardi 9 décembre 2008

Salade de saison XXX

Retour à la maison

Le Parti québécois a mis dehors, en 2005, un «papa» grognon qui parlait trop souvent latin. Les excités ont pris le contrôle du parti. Ils exigeaient un référendum dans les mois qui suivent la prise de pouvoir. Ils ont mis à la tête du parti quelqu'un qui défendrait ce point de vue, et qui l'a fait. Résultat: le parti a même perdu son statut d'opposition officielle.

Le pire de tout ça, c'est que les excités en question n'ont même pas l'excuse de la jeunesse. Ce sont de vieux ronchonneurs qui ont rendu la vie impossible à tous les grands leaders que la cause souverainiste a inspirés. Maintenant mélancoliques (les ronchonneurs), ils vident leurs ballons de cognac en se lamentant qu'ils ne verront pas «le pays» de leur vivant.

Le temps a fait son temps, comme toujours. Le PQ en lambeaux est revenu à la maison, lécher ses plaies chez «moman», une femme à l'air sévère mais pleine de coeur et d'expérience, que l'on connaissait mal. On l'a découverte lors du débat et à la fin de la campagne électorale.

Bonne chance, Pauline. Vous avez quatre ans pour rénover le parti.


Acalculie

Cela s'est passé très rapidement hier, et je crois que c'est Jean Lapierre qui l'a dit: en substance, bonne élection mauvaise élection, le Parti libéral recueille 1 200 000 voix. Les anglophones et les allophones se font un devoir d'aller voter. Hier, 33% des francophones ont voté pour Jean Charest et seulement 57% de la population inscrite est allé voter. Les francophones ont laissé les anglophones et les allophones prendre le pouvoir, alors qu'ils n'avaient qu'à se pencher pour le ramasser.

À ce niveau là, l'abstentionnisme relève de l'acalculie.


La menace de Québec Solidaire

J'ai lu quelque part que la présence de Québec Solidaire a dilué le vote souverainiste pour permettre à Jean Charest de se faufiler. On aura beau faire toutes les additions qu'on veut, on n'arrivera jamais à justifier une telle affirmation. Un autre malheureux qui souffre d'acalculie.

Je ne peux dire mieux que Pierre Foglia sur l'arrivée d'Amir Khadir à l'Assemblée nationale: «Et puis il demande à la foule la permission de sortir de son texte, juste 30 secondes, dit-il, juste le temps de réciter la chanson de Claude Dubois Comme des millions de gens...

Du Amir tout craché. Du grand Amir? Il est toujours comme ça. Ils vont en avoir plein les bras à Québec. Ils ne se doutent pas à quel point. Ils ne se doutent combien ce type est tenace. Intelligent. Ils ne se doutent pas de ce qu'un homme tout seul comme celui-là peut faire.»


Jean Dion avec les «grands»

Je lis occasionnellement Jean Dion, le chroniqueur sportif du Devoir. Je le trouve brillant et drôle. À Bazzo.tv l'an passé, il l'était encore plus dans le rôle ingrat et un peu clownesque de débatteur sur des sujets «pas rap».

Et je tombe ce matin sur le site EVENE.fr qui, dans sa section «Citations» m'offre un condensé de l'humour et de la sagesse de Jean Dion depuis les dernières années. Quel trésor:

°°° Il ne suffit pas d'être heureux, encore faut-il savoir qu'on l'est.

°°° Il en va de la politique comme du reste, ça a toujours l'air mieux dans les catalogues.

°°° Le drame réel et insoutenable est que la femme épouse l'homme en espérant qu'il va changer, et il ne change pas, alors que l'homme épouse la femme en espérant qu'elle ne changera pas, et elle change.

°°° Le dimanche soir, l'un des pires moments que l'on puisse imaginer : encore en congé mais déjà au travail, toute la force du capitalisme à l'oeuvre.

°°° Les athlètes, contrairement aux artistes, ne disent jamais qu'ils aiment leur public.

°°° Nous croyons aux coïncidences, mais pas lorsqu'elles se produisent en même temps.


Michael Ignatieff, chef du Parti libéral du Canada

Le 26 mars 2006, j'annonçais que Michael Ignatieff deviendrait chef du PLC. C'est fait.

Je l'ai toujours dit: «L'avantage d'être pessimiste, c'est qu'à plus ou moins long terme on finit toujours par avoir raison».

2 commentaires:

Tinky a dit...

Bonsoir Zylag !

Pourriez-vous me dire ce que sont les allophones ? Des gens qui ne parlent que par mobiles interposés ?
Bises !
Tinky :-)

Zylag a dit...

:-)
Elle est pas mal, celle-là aussi.

Ce sont, en gros, les immigrants d'arrivée récente qui maitrisent moins bien soit l'anglais ou le français.

Mais toutes ces catégories sont plus ou moins artificielles. Il y a des Johnson francophones, des Paoli anglophones, etc.

En fait, plus j'y pense, moins je suis certain que ces distinctions prises pour acquises ont un sens.

Merci d'avoir posé la question.