
À ceux qui veulent avoir une perspective québécoise sur la question du Tibet, il faut d'abord avoir lu les trois billets suivants:
°°° Boycottage bidon, d'Accent Grave,
°°° Chine, prison des peuples, par Michel Gendron,
°°° et l'excellente réponse de G.V. à l'article de Michel Gendron.
Je parle d'une perspective québécoise parce la comparaison entre le Tibet et le Québec donne lieu à des similitudes assez frappantes dans plusieurs cas. Il y a là deux états qui existent depuis plusieurs générations, sinon des siècles. Ils se situent aux marches de deux immenses empires et occupent des positions névralgiques. L'un donne sur l'empire américain et contrôle le fleuve St-Laurent, l'autre ferme la frontière sur l'Himalaya et ouvre la porte sur l'Asie centrale.
Le Québec et le Tibet sont le foyer de minorités ethniques, lesquelles sont à leur tour hôtes de minorités appartenant à la majorité dominante. Les Québécois minoritaires au Canada hébergent à leur tour une minorité anglophone. Les Tibétains minoritaires en Chine hébergent une minorité chinoise. Les deux régions sont soumises à des pressions culturelles plus ou moins fortes selon les époques pour les assimiler à la langue et aux coutumes majoritaires de leur état souverain. On parle parfois de génocide culturel ou d'assimilation sournoise, c'est selon.
Sur le plan économique, le Québec et le Tibet ont tous les deux été développés par les investissements massifs de l'empire. Le Québec par les investissements de l'empire britannique qui avait une politique de libre-échange avec ses colonies, puis par l'empire américain qui se servait à même nos richesses naturelles. Le Tibet, plus récemment, par la République populaire de Chine, comme le rapporte ici Georges Stanechy selon les propos d'un dirigeant chinois:
°°° Boycottage bidon, d'Accent Grave,
°°° Chine, prison des peuples, par Michel Gendron,
°°° et l'excellente réponse de G.V. à l'article de Michel Gendron.
Je parle d'une perspective québécoise parce la comparaison entre le Tibet et le Québec donne lieu à des similitudes assez frappantes dans plusieurs cas. Il y a là deux états qui existent depuis plusieurs générations, sinon des siècles. Ils se situent aux marches de deux immenses empires et occupent des positions névralgiques. L'un donne sur l'empire américain et contrôle le fleuve St-Laurent, l'autre ferme la frontière sur l'Himalaya et ouvre la porte sur l'Asie centrale.
Le Québec et le Tibet sont le foyer de minorités ethniques, lesquelles sont à leur tour hôtes de minorités appartenant à la majorité dominante. Les Québécois minoritaires au Canada hébergent à leur tour une minorité anglophone. Les Tibétains minoritaires en Chine hébergent une minorité chinoise. Les deux régions sont soumises à des pressions culturelles plus ou moins fortes selon les époques pour les assimiler à la langue et aux coutumes majoritaires de leur état souverain. On parle parfois de génocide culturel ou d'assimilation sournoise, c'est selon.
Sur le plan économique, le Québec et le Tibet ont tous les deux été développés par les investissements massifs de l'empire. Le Québec par les investissements de l'empire britannique qui avait une politique de libre-échange avec ses colonies, puis par l'empire américain qui se servait à même nos richesses naturelles. Le Tibet, plus récemment, par la République populaire de Chine, comme le rapporte ici Georges Stanechy selon les propos d'un dirigeant chinois:
« ... Le Tibet ? Nous avons sorti cette province, de la misère où l’avait plongé la théocratie d’un clergé bouddhiste dévoyé. Bouddha, c’est le spirituel pas le temporel : à l’opposé d’une religion d’Etat. Des siècles de misère, d’ignorance et de fatalisme. Nous y construisons des hôpitaux, des établissement d’enseignement, des routes, des stations d’épuration d’eau pour l’eau potable, un réseau électrique, un réseau d’assainissement pour les égouts, un réseau GSM, un réseau ferré [plus de 4 $ milliards] qui est un des plus grands exploits techniques dans l’histoire du transport... Nous y apportons le développement et le bien-être.
Tout cela, vous n’en parlez jamais. Bien sûr, on ne rattrape pas des siècles de retard en quelques années. Mais, on va y arriver. Vos tentatives de déstabilisation avec ses faramineux budgets de propagande, qui soulageraient bien des misères de par le monde, ne nous impressionnent pas.
Le Québec et le Tibet ont tous les deux été sous la férule d'un clergé dominateur et méprisant jusqu'à la fin des années cinquante. Les deux clergés avaient la conviction intime que c'était pour notre bien qu'ils régentaient nos vies. La preuve: sommes-nous plus heureux aujourd'hui, alors que nous nous sommes débarrassés d'eux ? Le projet québécois de souveraineté a été pris en charge par le Parti québécois, démocrate, laïque et légèrement socialiste. Le projet tibétain d'autonomie est pris en charge par quelqu'un qui pense qu'il est la réincarnation de Gedun Drub (1391-1474), quelqu'un dont l'organisation est financée par les États-Unis et finalement par quelqu'un qui ne nous a jamais fait part de son projet de société dans le Tibet qu'il veut diriger.
À part la non-violence.
Rue89 nous rappelle cependant que «les premières victimes [des émeutes tibétaines] ont été des Han [Chinois] lynchés dans la rue par la foule tibétaine en révolte, ou, brûlés vifs comme les cinq employés (quatre Han, une Tibétaine) du magasin Yishion de Lhassa, devenus des martyrs pleurés par toute la Chine. Cette dimension n'a pas été immédiatement perceptible dans les informations diffusées par les médias occidentaux.»
Rue89 nous rappelle cependant que «les premières victimes [des émeutes tibétaines] ont été des Han [Chinois] lynchés dans la rue par la foule tibétaine en révolte, ou, brûlés vifs comme les cinq employés (quatre Han, une Tibétaine) du magasin Yishion de Lhassa, devenus des martyrs pleurés par toute la Chine. Cette dimension n'a pas été immédiatement perceptible dans les informations diffusées par les médias occidentaux.»
Pour compléter notre comparaison Québec-Tibet, on pense alors aux tout premiers instants de la crise d'Oka où nous apprenions par le journal Le Monde que la Sûreté du Québec massacrait de pauvres autochtones mohawks dans la pinède...
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photo: Free Tibet Rally 3, par tattoodjj.








6 commentaires:
Et comme le Tibet, Nicolas Sarkozy lâches le Québec...
Tu as lu la dépêche sur Le Devoir?
J'ai lu la note de Louise Beaudoin.
J'attends de voir la nouvelle formule. Le plus important, c'est la relation concrète. Si le Québec et la France s'entendent pour le «libre-échange» dans certaines professions, là on aura fait quelque chose d'intéressant.
merci de développer davantage sur ce sujet, le billet de Gendron est en effet excellent. Je ne suis pas sûr par contre de pouvoir faire un parallèle aussi facilement avec le Québec, on a quand même pas vécu le même type de répression! Mais c'est indéniable que la Chine effraie, autant que le slogan des prochains J.O. Mais mon opinion sur ces derniers rejoint totalement celui d'Accent Grave. On a longtemps fabuler sur le 'péril jaune', sans jamais savoir vraiment comment cela se profilerait. Peut-être que l'on sera tous surpris?
En passant, j'ai dégoté ceci sur Contreinfo. Voilà qui apporterait du piquant dans la sauce!
Je trouvais le billet de Michel Gendron intéressant mais je me retrouvais davantage dans l'intervention de «GV», à la fin.
Quant à Gore, il a juré ses grands dieux qu'on ne l'y reprendrait plus. Et je le crois.
oui, a un tel point que je me suis demandé si GV et Zylag ce n'était pas un
Mais non, «GV» est un autre.
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