samedi 1 septembre 2007

Hillary, la pauvre petite fille riche

Jeudi soir, Hillary Clinton jasait avec David Letterman. Cela m'a rappelé des conversations que j'ai déjà eues avec des "matantes". Hillary parlait toute seule et semblait prendre grand plaisir à s'écouter. Elle alignait des platitudes qui s'harmonisaient parfaitement avec son ensemble beige, sable et « drabe ». Letterman laissait tourner la cassette. On n'interrompt pas quelqu'un qui peut devenir président des États-Unis.

Hillary semblait à l'aise, mais d'une aisance qui manquait de naturel. Dans la journée de jeudi, Arianna Huffington bloguait ceci:

Tonight will be an opportunity for her to highlight Hillary 2.0: relaxed, easy, comfortable in her own skin. One of the biggest knocks against her coming into this race was that she was stiff and uncomfortable. But no longer. Hillary is probably one of the few people who can decide to diligently work to become relaxed -- and succeed.
Une aisance travaillée: rien ne définit mieux Hillary Clinton. Tout en elle est travaillé, calculé. Tout est fait et dit en fonction de l'atteinte d'un objectif. Et je ne serais pas autrement surpris qu'elle ne se soit promis à 12 ans de devenir la femme du président des États-Unis en vue de se servir de cette position comme d'un marchepied pour la présidence.

Élevée dans une banlieue chic de Chicago, elle était républicaine au départ. Elle a voté pour la guerre en Irak et elle tient la ligne: "Si la guerre va mal, c'est parce que c'est mal géré." Le laxisme aux frontières canadiennes menace la nation américaine, selon elle. Elle est membre de ce parti qui a voté pour l'envoi de troupes supplémentaires en Irak, pour un budget militaire de 460 milliards de dollars l'an prochain et pour légaliser l'écoute électronique sans mandat.

Avec ses habits « drabes », ses propos « drabes », ses politiques mi-républicaines mi démocrates, « drabes » quoi !, il ne faudra pas s'attendre à grand-chose d'elle. Ce sera au mieux une « Bush light ». Et que tous les amateurs de bière me pardonnent.

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