jeudi 30 août 2007

Le cinéma québécwa

J'haguis le cinéma québécwa. J'haguis André Forcier et la masturbation de son Julien, Gilles Carle et les turpitudes de tous ses personnages , Francis Mankiewicz et sa conasse de Manon qui nous fait "xhier" pendant 114 minutes, Jean-Claude Lauzon et la merde de sa maman, et la connerie de son stupide pôpa. J'ai toujours hagi le cinéma québécwa.

Le cinéma québécwa m'a toujours ennuyé. C'est par devoir que je m'astreins, encore aujourd'hui, à regarder ces merdes, pour me rassurer sur le manque de jugement de tous les critiques patentés qui nous en vantaient les mérites, se contentant du fait que nous n'y serions pas contaminés par le cinéma d'Hollywood.

J'ai toujours été contaminé par les "Amaricains". J'aimais que Zorro fouette les méchants avec un Z quand j'entrais à la salle paroissale pour 10 cents. J'aimais quand Eastwood disait : "Make my day ...", ou quand il descendait Gian Maria Volonte, le fumeur de pot. J'aimais la déchéance de ce vieil alcoolo de Doc Holiday, ou le mal absolu incarné par Henry Fonda dans Once upon a Time in the West. Je déteste les huileux boutonneux qui se masturbent en regardant des adolescents qui baisent, il n'y a pas d'autre mot. Mes valeurs "amaricaines" sont incapables d'assimiler Forcier, Carle, Mankiewicz, Lauzon, and, en plus de ça, "frankly, my dear, I don't give a damn."

Ma québécitude inclut cette forme de cinéma, ce cinéma "full amerloque", et elle exclut ce cinéma de merde celui de Groulx, de Forcier, de Lauzon, de Carle. Le vieux cinéma québécwa. Un jour, Arcand a compris, Trogi a brassé la cage, C.R.A.Z.Y. est arrivé, Bélanger a simplement tourné, et un cinéma normal, intelligent, aimable est apparu. Ma québécitude inclut aussi leur forme de cinéma. Et Patrick Huard, et Colm Feore, et Nitro, et la belle Lucie Laurier.

Dieu qu'on revient de loin !

10 commentaires:

Anonyme a dit...

Tu l'as dit!

Lui aussi (Dieu) il (re)vient de loin et il serait temps qu'il y retourne...

Zed ;-)

Artimon a dit...

C.R.A.Z.Y. j'ai aimé. Je me revoyais bien quand j'étais plus jeune. Mais pour le reste du cinéma Kébekoua, c'est vrai que ca lève pas haut. Avez-vous vu «Bon cop, bad cop»? La continuité dans la médiocrité. On est même pas bons à mimer les autres!

Pour le cinéma États-uniens, ils en sortent tellement que forcément il doit y en avoir des bons dans le tas. Mais règle général, c'est pas fort là non plus, j'en ai bien peur.

Zylag a dit...

@ zed: ;-)
@ artimon: comme vous dites, sur le lot, il y a finalement de bons filma américains. Il y a aussi le cinéma indépendant américain, les "indies" produits en dehors des studios, qui sort souvent des choses intéressantes.

Anonyme a dit...

Enfin quelqu'un qui le dit!
C'est vrai que c'est donc chiant les asties de films quebecois des années 70 qui montrent le même maudit plan fixe mal éclairé pendant 5 minutes...
Ça, c'est des cinéastes qui auraient dû être des peintres.

Artimon; Bon cop bad cop a quand même fait l'exploit d'être le plus vendu au Canada. D'accord, l'humour est discutable. Mais à mon sens, le turn-off de ce film est à la fin, dans la scène ou ils font exploser un quart de tonne de TNT sous un Chrysler Intrepid sur un quai du vieux port de Montréal. Je pense qu'ils l'ont filmé de 10 caméras différentes, à 96 images secondes. Pour rentabiliser cette dépense, ils (les producteurs) nous montrent l'Intrepid en train de tournoyer sous tous les angles possibles, au ralenti, pendant 5 minutes... Quel calvaire!

Mais moi (Moi), savez vous quoi?
Il sont quelques films du genre intello que je me passe en boucle sur le VHS, un peu comme un disque de musique qu'on découvre et qu'on abuse. Ces films, j'en connais les scénarios par coeur...
Parfois, lors de soupers d'amis ou pendant une signature de contrat, il m'arrive de citer une phrase de scénario bien typique, qui s'adapte exactement à la sitation. Alors, et alors seulement les cinéphiles aguerris me regardent d'un oeil mi-complice et mi-suspect et je les entend penser ''Salaud! Mais c'est bon pour cette fois...''

Charlie B.

Zylag a dit...

@ Charlie B.: Sur la bombe de Bon cop, bad cop,on n'est pas encore habitué à mettre un gros budget sur une scène accessoire.

Je pense encore à la forteresse que fait exploser Peter Sellers au début du film The Party, juste pour illustrer que c'est un gaffeur (il met le pied sur le détonnateur pour lacer sa sandale...)

Gébé a dit...

100% d'accord avec vous.
C.R.A.Z.Y fut le seul film québécwa que je peut considérer très bon. Vraiment très bon. Du top.

Mais c'est pas facile faire des films au Québec. Ton sujet doit plaire au CRTC, Films Canada, et la Sodec, pour être financé, alors déjà au départ ce sujet ne vient pas de tes "trippes" et est donc un regard extérieur et non intérieur (à part peut-être Jésus de Montréal).

Mais j'aime tous les bons films Français d'avant 70. Et il y en a énormément. Les Pagnols, Renoirs, etc...

Exception de deux films Français d'après 70, qui sont mes meilleurs films de tous les temps et pays:

1-Jean de Florette
2-Manon des Sources

Zylag a dit...

Je place aussi C.R.A.Z.Y. au premier rang, le film que nos 50 experts ont classé 7 ème.

Pour faire des bons films à petit budget, cela prend des scénarios en béton. On commence à peine au Québec à respecter le travail des scénaristes. Il y en a de plus en plus et du lot, il va sûrement nous arriver d'autres excellents scénarios.

Gébé a dit...

"Je place aussi C.R.A.Z.Y. au premier rang, le film que nos 50 experts ont classé 7 ème."(Zylag)

7eme!!!?

Quels-sont les 6 premiers S.V.P.?

Zylag a dit...

Voici leur liste:

1. Mon oncle Antoine (Claude Jutra)
2. Les bons débarras (Francis Mankiewicz)
3. Les ordres (Michel Brault)
4. Léolo (Jean-Claude Lauzon)
5. Le déclin de l'Empire américain (Denys Arcand)
6. Pour la suite du monde (Pierre Perreault/Brault)
7. C.R.A.Z.Y. (Jean-Marc Vallée)
8. Un zoo la nuit (Jean-Claude Lauzon)
9. Jésus de Montréal (Denys Arcand)
10. Les Invasions barbares (Denys Arcand)

Anonyme a dit...

Finalement, ce que vous n'aimez pas, ce n'est pas le « cinéma québécwa », c'est tout film un peu étrange, un peu à côté des standards habituels. Vous détesteriez Peter Greenaway (un Anglais), Pasolini (un Italien), Michael Haneke (un Allemand), Gaspar Noé (un Argentin tournant en France), Kieslowski (un Polonais), Wong Kar-wai (un Chinois), et cetera. Voyez plus loin que le bout de votre province dans votre détestation.