07 décembre, 2006

C'est 12 à 6 en Amérique latine

Dans la foulée de l'élection récente d'Hugo Chavez au Venezuela, on entend souvent dire que l'Amérique latine vire à gauche. Certains font la distinction entre une gauche discrète comme celle de Michelle Bachelet et une gauche frondeuse comme celle d'Hugo Chavez. Peu importe les qualificatifs, quand les électeurs se présentent aux urnes dans ces pays-là, illettrés ou pas, ils le savent bien s'ils votent à gauche ou à droite.

Le score de la partie qui se joue dans ce coin de la planète est actuellement de 12 à 6 pour la gauche.

À gauche:
  • Cuba------------Fidel Castro------------1959
  • Nicaragua-------Daniel Ortega----------2006
  • Costa Rica-------Oscar Arias------------2006
  • Panama---------Martin Torrijos-------- 2004
  • Venezuela-------Hugo Chavez-----------2006
  • Équateur--------Rafael Correa---------- 2006
  • Pérou----------- Alan Garcia------------ 2006
  • Bolivie-----------Evo Morales----------- 2006
  • Brésil------------Lula da Silva----------- 2006
  • Uruguay---------Tabare Vazquez--------2005
  • Argentine--------Nestor Kirchner--------2003
  • Chili------------- Michelle Bachelet-------2006

À droite:

  • Mexique--------- Felipe Calderon---------2006
  • Guatemala-------Oscar Berger------------2003
  • Honduras--------Manuel Zelaya---------- 2005
  • El Salvador-------Elias Saca---------------2005
  • Colombie---------Alvero Uribe------------2006
  • Paraguay---------Nicanor Duarte--------- 2003

Il n'y a pas de doute qu'Hugo Chavez est la figure centrale de ce mouvement. D'après Pepe Escobar, globe-trotter et journaliste à Asia Times Online, Chavez serait même devenu une icône de la gauche à l'instar de Che Guevara, notamment dans les pays arabes. Les superlatifs s'accumulent au sujet du personnage, autant à gauche comme à droite. Il faut vraiment lire l'article d'Escobar si le personnage vous intéresse.

Mais on ne peut pas attribuer ce vaste mouvement des peuples latins à un seul personnage. Il faudra que je fouille si je veux en savoir d'avantage.

4 commentaires:

Accent Grave a dit…

La gauche et la droite sont des réalités mais chaque pays a sa propre réalité et c'est en fonction de ce contexte que j'aime évaluer ceux qui sont élus.

Élire un président en fonction de l'image qu'il projette à l'extérieur ou pour sa position face aux Américains est une erreur qu'on fait trop souvent. Un président doit être bon pour son pays sans exploiter ou défier son voisin. À partir de là on peut tout espérer d'une nation.

Il faudrait donc diviser les présidents élus en deux nouvelles colones: les bons et les mauvais.

Accent Grave

Zylag a dit…

Ici, nous ne savons pas ce qu'est la gauche ou la droite. Nous avons un gouvernement Bouchard qui instaure le Déficit Zéro et un gouvernement Charest dont le premier budget, le budget Séguin, aurait pu être écrit par Françoise David. (J'exagère un peu, mais pas tant que cela...)

Là-bas, un gouvernement de gauche, c'est celui qui met l'accent sur la santé et l'éducation. Et quand un gouvernement fait cela, les pauvres, les non-instruits, ceux qui souffrent par manque de soins se préoccupent peu de savoir si leur président est bon ou mauvais, s'il est diplomate ou arrogant, s'il est poli ou mal élevé.

Les choix y sont beaucoup plus clairs qu'ici.

edouard a dit…

L' iranien Ahmadinejab, le vénézuelien Chavez, le coréen Kim Jong Il, le birman Than Shwe et le libyen Kadhafi complotent en secret une action internationale d'envergure qui va modifier la donne géopolitique.
Tous les détails en exclusivité aujourd'hui sur le blog www.thedino.org

Zylag a dit…

Ha ha...

Belle pub pour un blogue d'humour, ma foi, d'assez bonne tenue.

Bonne continuation.