
mercredi 17 février 2010
Les Ignorabimus

mardi 9 février 2010
À Patrick Lagacé

mardi 19 janvier 2010
Haïti Chérie
L'unanimité des médias québécois sur le narratif à l'effet que le séisme en Haïti est un malheur affreux qui s'abat sur un peuple malchanceux déjà frappé par les exactions de la colonisation, la déforestation sauvage et son corollaire, l'érosion des sols arables, les brutalités d'une série de dictateurs sanguinaires, l'humiliation de l'occupation américaine, l'apathie criminelle des élites politiques et des «leaders» économiques locaux, et enfin l'exode hémorragique de ses meilleurs cerveaux, s'avère tellement formidable malgré les décennies où des essaims d'ONG et d'organismes gouvernementaux ont versé des centaines de millions de dollars pour lui venir en aide, malgré l'ombre jetée sur lui par la relative prospérité du peuple dominicain et l'énergique combativité du peuple cubain, malgré l'énigme du retour de son plus grand écrivain qui s'empresse de laisser sa maman sur son tas de décombres pour cueillir les honneurs du petit «jet set» montréalais, que j'aurais mauvaise grâce à vouloir la rompre.
Je conclus comme le ferait un de mes philosophes favoris: «Et c'est tout ce que je dirai sur ce sujet.»
lundi 4 janvier 2010
Comment font-ils ?
La politique, c'est comme la saucisse. Il vaut mieux ne pas voir comment cela se fait. À Copenhague, les journalistes ont vu de près comment la politique se faisait. Ils nous l'ont montré. Nous l'avons tous vu.
C'est à la suite de la conférence de Copenhague sur les changements climatiques que j'ai réalisé qu'il était trop tard pour la planète. Les éditorialistes pondérés et rémunérés des «main stream media» (MSM) ont sagement opiné qu'on ne pouvait pas reprocher à M. Harper de défendre les intérêts du Canada, ainsi que l'ont fait d'ailleurs tous les autres chefs d'état pour leur propre pays. Comme M. Harper pense sûrement que le meilleur intérêt du Canada, c'est d'être dirigé par le Parti conservateur, il s'ensuit que M. Harper s'est comporté à la conférence de Copenhague de façon à être réélu.
CQFD: tous les chefs d'état présents à la conférence de Copenhague ont évalué les enjeux des changements climatiques à la lumière de leurs intérêts particuliers à court terme. C'est le scénario d'une catastrophe garantie à l'échelle planétaire. Les humains ne pourront pas résoudre ce problème structurel d'une façon logique et rationnelle. Ils le résoudront par des migrations massives, des camps colossaux de réfugiés climatiques, des guerres régionales féroces, etc.
C'est ma conviction. Bon. Ceci dit, vais-je passer le reste de ma vie à tenir une pancarte au coin de Renaissance et Curé-Labelle pour annoncer que «la fin est proche» ? Non, bien sûr. Je vais parler d'autre chose. La formule du blogue me permet de parler de tout et de rien du moment que je n'enfreins pas le code pénal ni les règles grammaticales.
Parler d'autre chose. Mais qu'en est-il de François Cardinal, de Louis-Gilles Francoeur et d'Hubert Reeves ? Sur quels espoirs voit-ils s'appuyer pour continuer à parler d'environnement. Sauver le monde par de nouvelles structures comme une hypothétique OME (Organisation mondiale de l'environnement) ? Changer le monde en enlevant le papier sur la boîte de soupe aux pois avant de la recycler ou, encore plus comique, «changer le monde... une banane à la fois» ?
Voilà ma question: comment font-ils ? Comment font-ils pour masquer leur désespoir et poursuivre leur quête insensée ? Mais là, je sens que je m'égare.
dimanche 27 décembre 2009
Minizylag s'inquiète
Beaucoup de mes blogues avancent des «vérités songées» sur la base d'informations parcellaires. C'est pourquoi je donne parfois l'impression de tout savoir, et surtout, de penser tout savoir. Ce qui est manifestement faux.Si j'avais su à la fin des années '70 qu'Apple réussirait comme elle l'a fait, je serais aussi riche que Forrest Gump. Le hasard m'a offert une deuxième chance. Si j'avais su que le retour de Steve Jobs en 1996 relancerait la compagnie, j'aurais là aussi acheté massivement des actions. Je n'en ai pas acheté. Fin de la démonstration: je ne sais pas tout. Et je le sais.
Ce qui, de toutes façons, ne m'empêchera pas de penser et d'écrire comme si je savais tout. L'acte d'écrire implique que l'on pense tout savoir, au moins sur le sujet qui fait l'objet de notre sollicitude. Par contre, il est aussi possible d'écrire sur ce qu'on ne comprend pas. Ainsi, j'aimerais qu'on m'explique les problèmes suivants:
1° Toutes les statistiques de l'OCDE, une des organisations les mieux pourvues en économistes sur les trentes pays les plus développés de la planète, démontrent que les États-Unis ont actuellement le système de santé qui coûte le plus cher tout en offrant la pire qualité de services au peuple américain. C'est la république de bananes. Les riches ont tout et les pauvres sont abandonnés à eux-mêmes.
Comme il y a aux États-Unis plus de pauvres que de riches, comment se fait-il que la réforme du système de santé y soit si difficile à implanter ?
2° En Amérique du Nord, tous les médias de la presse écrite ont de la difficuté à se redéfinir. On fusionne, on ferme, on met à pied, on rationalise, on réinvestit dans l'internet. Les journalistes du Journal de Montréal sont au courant de tout cela: ils sont journalistes. Les économistes de la CSN savent aussi tout cela: ils sont économistes.
Comment se fait-il que le syndicat des employés du Journal de Montréal pose comme préalable à la négociation que Québécor ne fasse aucune mise-à-pied ? Le b-a-ba de toute négociation veut que l'on ne pose pas de condition préalable si on n'est pas en position de force. La CSN ne sait pas cela ? Il y a quelque chose qui ne va pas.
Les journalistes de Gesca qui appuient les lockoutés du Journal de Montréal après avoir signé au rabais avec leur propre employeur me vont l'effet d'une joyeuse bande d'hypocrites. Les journalistes en lock-out de Rue Frontenac qui ont débusqué les scandales à la Ville de Montréal feraient bien d'enquêter pour voir s'il n'y a pas de magouilles douteuses qui font durer ce conflit stupide à leurs dépens.
Et ce n'est pas du côté de Québécor que j'enquêterais.
3° Au football américains, comment les puissants Vikings du Minnesota (11-3) ont-ils pu se faire planter par les Cardinals de l'Arizona le 6 décembre dernier ? Hein ? Les Cardinals, une équipe qui a été auparavant battue par les minables Titans du Tennessee (7-8) et qui l'a été par la suite par les évanescents Quarante-neufs de San Francisco (6-8) ? Hein ?
vendredi 18 décembre 2009
Trop tard

Ce n'est pas le communiqué final de la conférence qui m'importe. C'est le fait de réaliser clairement qu'ils ne se fera rien de significatif contre le réchauffement de la planète. Tous les leaders démocratiques qui sont là-bas n'ont qu'un horizon: leur prochaine élection. Et pour leurs peuples, pour toutes les collectivités humaines en fait, demain, c'est du long terme. Demain, c'est du long terme mais dans ce cas-là, demain, c'est déjà trop tard.
C'est à cause de la théorie de la vitre brisée. Toutes les petites déceptions rencontrées dans les batailles environnementales, ainsi que les prédictions catastrophiques monumentales vont finir par créer cette impression qu'il est trop tard. Ce sera bientôt par dérision que l'on recyclera les boîtes de conserve, et puis, on ne le fera même plus. Ceux que le combat pour l'environnement dérange vont bientôt changer leur rengaine de «y a rien là» à «il est trop tard».
De maladresse en maladresse, de défaite en défaite, la lutte pour un meilleur environnement va se radicaliser et devenir impopulaire. L'auteur Jean-Jacques Pelletier en parlait l'autre jour à Bazzo.tv: c'est la justification que les écoterroristes se donnent pour agir. Il veulent forcer les collectivités à voir plus loin que leur nez, à saisir l'urgence de la situation. Le terrorisme, ce vieux piège à cons ! L'écoterrorisme, comme tous les terrorismes, sera vite détourné de son noble idéal pour être récupéré par des malades et des antisociaux déjantés.
Je ne sais pas vraiment s'il est trop tard mais j'ai tendance à le penser. Je n'ai pas d'intérêts en jeu dans l'affaire. Mais il faut voir ce qui est. Cela sent la défaite quand on commence à chercher des boucs émissaires. Ainsi, une célèbre «columnist» canadienne nous disait hier:
Bref, c'est grâce aux sables bitumineux que le Québec peut se permettre de vivre au-dessus de ses moyens et de s'offrir des services de luxe comme les garderies à 7$ et des universités quasiment gratuites. La décence exigerait que le gouvernement québécois s'abstienne au moins de cracher dans la soupe... ou alors que, joignant le geste à la parole, il décide désormais de renoncer à l'argent «sale» du pétrole de l'Ouest.
jeudi 17 décembre 2009
Copenhague








